Ouverture du Cabinet
Octobre 2026
Béatrice Risso
Psychologue clinicienne
Pendant vingt ans, j'ai été psychologue dans l'Éducation nationale. J'y ai examiné des enfants et des pré-adolescents — et j'ai reçu, tout autant, les adultes qui les entouraient.
Des parents à qui il fallait annoncer ce qu'ils redoutaient d'entendre, et parfois ce qu'ils n'avaient pas même imaginé. Des enseignants à bout, qui n'avaient personne d'autre à qui le dire. Des accompagnant(e)s d'élèves en situation de handicap qui pleuraient dans mon bureau parce qu'on leur avait confié un enfant sans leur expliquer ce qu'il avait, ni comment s'y prendre.
Le plus difficile n'est pas de trouver.
Un résultat annoncé sans précaution, et laissé sans suite, ne produit rien — ou produit des dégâts. J'ai passé vingt ans à annoncer à des adultes des choses qui bouleversaient leur monde, et à rester près d'eux tant qu'il le fallait.
J'ai retrouvé cela ailleurs. Je fréquente depuis des années des associations qui réunissent des adultes à haut potentiel identifié : Mensa, puis la Triple Nine Society. On y croise des gens brillants, souvent drôles, et parfois profondément désorientés. Beaucoup ont reçu un jour un chiffre, sans que personne ne les aide à en faire quoi que ce soit. L'annonce avait été faite ; la question de ce que cette donnée nouvelle allait devenir dans leur vie n'avait été posée par personne. Ils étaient repartis avec un résultat, et seuls avec.
C'est ce qui m'a décidée à ne recevoir que des adultes — et, à l'intérieur de ce champ, à partir de seize ans. Ce choix ne tient pas à la mesure : elle obéit aux mêmes règles à tout âge. Il tient à ce qui vient après — et c'est chez les adultes, et chez ceux qui vont le devenir, que le travail d'après manque le plus.
Concrètement, cela veut dire une chose. L'entretien de restitution n'est pas une formalité de clôture : c'est le moment où un résultat devient quelque chose. Et si le compte rendu ne vous est remis qu'une semaine plus tard, c'est délibéré — pour laisser à ce qui s'est dit ce jour-là le temps d'y entrer.
Cela veut dire aussi que le bilan se termine, mais que la porte ne se ferme pas. Quelle que soit la manière dont on rebondit, il arrive qu'on se retrouve au creux de la vague et qu'on ait besoin d'en reparler. Si c'est votre cas — dans trois semaines, dans trois ans —, écrivez-moi : je vous recevrai. Ce ne sera pas une psychothérapie, je n'en propose pas pour l'instant. Ce sera un entretien avec quelqu'un qui connaît déjà votre fonctionnement, et devant qui vous n'aurez pas à tout reprendre depuis le début.
1989 – 2002
Enseignante
Sortie de l'École normale, puis tous les niveaux, de la maternelle au CM2, enseignement spécialisé compris (classe d'adaptation). C'est là que la question s'est posée pour la première fois : pourquoi certains enfants n'apprennent-ils pas, alors qu'ils en ont manifestement les moyens ?
2002 – 2003
Diplôme d'État de psychologie scolaire
Année de formation à l'université d'Aix-Marseille, sanctionnée en juin 2003 par le diplôme d'État de psychologie scolaire. Ce diplôme confère le titre de psychologue au sens de l'article 44 de la loi du 25 juillet 1985 : titre plein, sans restriction de public — le droit français ne compartimente pas les psychologues par âge.
2003 – 2023
Psychologue de l'Éducation nationale
Vingt ans d'examens psychologiques auprès d'enfants et d'adolescents : un quartier d'éducation prioritaire de Nice, des écoles de montagne dans la Tinée, puis Vence, La Gaude et Saint-Jeannet, avant un retour à l'éducation prioritaire à Carros. Des milieux très différents, et les mêmes questions dans tous.
Entre cinquante et quatre-vingts bilans par an. Identification du haut potentiel, troubles des apprentissages, troubles du neurodéveloppement, déficience intellectuelle. Chaque année, cent vingt à cent trente enfants en situation de handicap à suivre, et pour chacun d'eux un feuillet psychologue à produire pour la maison de l'autonomie — alors maison départementale des personnes handicapées. Avis d'orientation, équipes de suivi de scolarisation, liaison permanente avec les services de soin. Et, tout au long, un travail clinique avec des adultes : guidance parentale, soutien aux équipes enseignantes et aux accompagnant(e)s d'élèves en situation de handicap.
2008 – 2018
Transmission
Université de Nice, master de neuropsychologie : conduite du bilan psychologique, cours et travaux dirigés en master 1, et déficience et haut potentiel intellectuel en master 2 (2008-2012). Rédaction en 2012-2013 et publication de 100 idées pour développer la mémoire des enfants aux éditions Tom Pousse (2013). Accueil et supervision de trois psychologues en formation, en stage long de cinq cents heures (2014-2018) : deux futurs psychologues scolaires et une future neuropsychologue.
Aujourd'hui
Exercice libéral auprès d'adultes
Uniquement des bilans pour l'instant. Visio, cabinet à Sospel, et déplacement à domicile sur devis.
Reste la question des bilans eux-mêmes. Évaluer un enfant et évaluer un adulte, est-ce le même métier ?
Chez un enfant, rien ne se lit sans référence à l'âge. Un comportement banal à quatre ans devient un signe à sept ; une compétence attendue à six ans n'a plus aucune valeur à dix. Il faut donc tenir en permanence deux lectures à la fois : ce que la personne fait, et ce qu'on est en droit d'attendre à ce moment précis de son développement. Aucun score ne se suffit à lui-même.
Cette contrainte-là disparaît chez l'adulte. Tout le reste demeure : analyser la demande, choisir les instruments et savoir dire pourquoi ceux-là, tenir les conditions de passation, croiser les sources, envisager les hypothèses concurrentes avant de retenir la sienne, écrire, et restituer. Ce travail ne change pas avec l'âge de la personne qui est en face. Seuls les étalonnages changent.
Ma démarche
Ces règles sont les mêmes quel que soit l'objet du bilan, et elles ne sont pas de mon invention : elles viennent des références scientifiques et des recommandations de bonne pratique du champ — Gauvrit et Clobert pour le haut potentiel intellectuel, la HAS (Haute Autorité de Santé) et le NICE (National Institute for Health and Care Excellence) pour le TDA/H.
Instruments validés en français.
Chaque outil dispose d'une validation psychométrique en population francophone adulte. Les normes pédiatriques ne sont jamais appliquées à l'adulte.
Convergence d'au moins deux sources indépendantes.
Aucune conclusion clinique n'est posée sur la base d'un seul indicateur — conformément aux recommandations NICE NG87 (TDA/H, Royaume-Uni) et à la recommandation HAS 2011 sur le diagnostic du TSA chez l'adulte. La HAS n'a pas encore publié de recommandation sur le TDA/H de l'adulte : ses travaux sont engagés depuis 2021 et le texte n'est pas paru à ce jour.
Approche dimensionnelle, jamais catégorielle.
Le haut potentiel n'est pas un diagnostic. L'identification repose sur le Modèle Synthétique du Haut Potentiel Intellectuel (MSHPI) (Cuche, in Clobert & Gauvrit, 2021) : on situe la personne sur des continuums cognitifs mesurables, en intégrant la notion de zone de haute potentialité — un indice ≥ 130 sur l'un des composites du WAIS-IV peut suffire à identifier un profil HPI, même si le QI total ne dépasse pas ce seuil (Cuche & Brasseur, 2017).
Le même raisonnement vaut pour le TDA/H : l'attention, l'impulsivité et l'autorégulation se distribuent en degrés, et le seuil du DSM-5 est lui aussi une convention — il a d'ailleurs été abaissé de six à cinq symptômes pour les adultes. Mais la conséquence diffère, parce que le TDA/H est un trouble. Il ne se définit pas par une position sur la dimension, mais par le retentissement de ce fonctionnement sur votre vie, sa persistance, et son ancrage dans l'enfance.
Un score dit comment vous fonctionnez. Il ne dit pas si ce fonctionnement vous met en difficulté.
Repérage des comorbidités si le tableau clinique le suggère.
TDA/H, fonctionnement autistique, troubles anxieux, dysrégulation émotionnelle : ces profils coexistent parfois — entre eux, et avec le haut potentiel —, et chacun modifie alors la lecture des autres. Parfois, et non « souvent » : l'idée que le haut potentiel s'accompagnerait habituellement d'un trouble associé vient des populations qui consultent, pas de la population générale.
Vous avez le droit de savoir avec quoi on va vous évaluer, et un nom d'instrument est une information que vous pouvez vérifier vous-même.
Ils se passent avec moi, en séance. Matériel, consignes standardisées, chronométrage, cotation selon des normes établies sur des populations de référence. Ce sont eux qui sont réservés aux psychologues.
Ils se conduisent avec moi. Ce ne sont pas des questionnaires que l'on remplit seul : chaque critère y est exploré un par un, à partir d'exemples concrets tirés de votre enfance et de votre vie actuelle. Un proche peut y être associé.
Ils se remplissent chez vous, à votre rythme, et parfois par un proche. Ce sont aussi des instruments psychométriques : validés, étalonnés, cotés selon des normes — et non des auto-tests trouvés en ligne. Plusieurs sont ensuite repris avec moi, item par item : un questionnaire coté mais jamais discuté ne dit que la moitié de ce qu'il peut dire.
Cette liste n'est pas un protocole, et elle n'est pas exhaustive : le cabinet recense plus de cent quatre-vingts instruments validés psychométriquement. Aucun bilan ne les emploie tous — le choix se fait à partir de votre question, et je vous dis lesquels et pourquoi. Chaque instrument fait l'objet d'une fiche de validation que je tiens à jour, et le fonds évolue avec les rééditions et les nouvelles normes : c'est à cela que sert la veille scientifique.
Le bilan s'appuie sur des instruments étalonnés sur des populations de référence, cotés selon des normes, et dont la validité a été établie et publiée. Certaines notions très répandues n'en font pas partie : les intelligences multiples de Gardner, le « haut potentiel émotionnel », les profils dits laminaire ou complexe. Ce ne sont pas des construits psychométriques — aucun instrument ne les mesure, aucune norme ne permet de les situer. Je ne les utilise donc pas, et je ne conclurai pas avec.
Cela ne dit rien de ce que vous vivez.
Si vous arrivez avec le mot « zèbre » et une expérience qui vous ressemble, cette expérience est le point de départ du bilan, pas ce qu'il s'agit de contredire. Ce que je peux mesurer, ce sont vos aptitudes cognitives, votre personnalité, votre sensibilité personnelle, vos aptitudes relationnelles. Et il arrive que ce qui avait été rangé sous « haut potentiel » puisse recouvrir une autre réalité : un TDA/H, un trouble de la personnalité, des traits autistiques. C'est précisément ce qu'un bilan permet de démêler.
Enfin, il se peut que je ne sois pas la bonne personne. Si votre demande relève d'un suivi, d'une psychothérapie, ou d'une évaluation que je ne pratique pas, je vous le dirai lors du premier entretien et je vous orienterai. C'est aussi à cela qu'il sert.
Le titre de psychologue est protégé par la loi, et il est vérifiable. Voici de quoi le faire.
Formation et veille : Je me forme régulièrement, et je tiens à jour une fiche de validation pour chacun des instruments du cabinet — parution des rééditions, ancienneté des étalonnages, données de validation en langue française. C'est la part la moins visible du métier, et celle qui décide de la qualité d'un bilan.
Si vous vous demandez si tout cela vous concerne, contactez-moi. Un premier message n'engage à rien, et je réponds à tous sous 48 heures ouvrées.