Ouverture du Cabinet
Octobre 2026
Béatrice Risso
Psychologue clinicienne
Aucun test unique ne permet de conclure à un TDAH. Ma démarche repose sur une logique de convergence : c'est le croisement de plusieurs sources d'information — et non un score isolé — qui permet de formuler une hypothèse. Le parcours tient en quatre rendez-vous, entrecoupés de questionnaires que vous remplissez chez vous, à votre rythme.
Le bilan s'appuie sur trois sources, et aucune ne suffit à elle seule.
Inattention, hyperactivité, impulsivité dans votre vie d'aujourd'hui.
La présence de ces difficultés avant douze ans — un critère obligatoire.
Famille, travail, relations, image de soi — vu par vous et par un proche.
Encore faut-il que ces sources soient réellement distinctes. Deux questionnaires qui puisent au même matériau — votre propre perception de votre fonctionnement actuel, par exemple — ne comptent que pour une seule source, même s'ils s'accordent parfaitement. Une convergence n'a de valeur que si elle rapproche des matériaux différents : ce que vous rapportez, ce dont vous vous souvenez, ce qu'en dit un proche, ce que j'observe pendant les entretiens.
Le bilan s'adresse aux personnes de seize ans et plus. Chaque rendez-vous a un objet distinct, et l'ordre n'a rien d'administratif : chaque étape prépare la suivante, et aucune ne peut être avancée.
Une heure. Vous racontez ce qui vous amène ; je vous explique ce qu'un bilan peut établir et ce qu'il ne peut pas. Nous décidons ensemble s'il y a lieu de le faire. Il peut en sortir un accord pour engager le bilan, ou une orientation vers autre chose. Aucun engagement n'est pris avant ce rendez-vous.
Une heure. Nous reprenons votre histoire en détail — le développement, la scolarité, l'antériorité des difficultés, leur retentissement domaine par domaine. Une particularité : je vous donne mon impression clinique avant d'avoir regardé vos résultats. C'est délibéré. Il s'agit de ne pas lire votre parcours à travers des chiffres, puis de vérifier si les questionnaires confirment ou infirment cette impression — et non l'inverse.
Une heure à une heure trente. C'est le cœur du bilan : un entretien semi-structuré fondé sur la DIVA-5, l'entretien de référence pour le TDAH de l'adulte, traduit et employé à l'international. Nous passons en revue chaque critère, sur deux périodes — aujourd'hui et l'enfance — et la façon dont il pèse sur votre quotidien. Ce n'est pas une liste de cases à cocher : on avance par questions ouvertes et par exemples concrets. S'il faut davantage de temps, l'entretien se poursuit sur une seconde séance : c'est prévu, non exceptionnel.
Une heure. Je vous présente vos résultats — tous — avec ce qu'ils signifient concrètement : l'hypothèse clinique, ce qui la soutient, ce qui la nuance, et ce qui reste ouvert.
Les documents écrits ne vous sont pas remis ce jour-là, mais dans les huit jours. Ce délai n'est pas une lenteur administrative : c'est le temps d'intégrer au compte rendu ce qui aura émergé pendant l'entretien. La restitution fait presque toujours remonter des souvenirs, des exemples ou des précisions qu'aucun questionnaire n'avait recueillis, et il serait dommage qu'ils ne figurent nulle part. Vous recevez alors deux documents : une synthèse qui vous est destinée, et un compte rendu destiné au médecin de votre choix. Et une orientation, quel que soit le résultat.
Il n'y a pas deux bilans, mais un seul parcours, avec une branche d'âge. Les quatre rendez-vous, les trois sources qui doivent converger et la règle selon laquelle le diagnostic revient à un médecin sont exactement les mêmes. Deux choses changent.
Les critères sont portés par l'entretien. À cet âge, les questionnaires de symptômes disponibles sont soit conçus pour l'enfant, soit validés à partir de dix-huit ans ; presque rien n'est étalonné à cheval sur cette borne. Ce n'est pas une lacune du cabinet, c'est un manque de la littérature — et la conséquence est claire : à seize et dix-sept ans, le bilan est plus léger en questionnaires et plus exigeant en entretien.
Un parent devient un second informateur. Il n'est pas là pour valider ce que dit le jeune, mais pour apporter une source distincte : l'histoire du développement, le retentissement tel qu'il se voit de l'extérieur, et — à seize ans — une présence en séance lors de l'entretien de pré-diagnostic. S'y ajoute le recueil des documents scolaires, dont les appréciations, quand elles se répètent d'année en année, disent souvent ce qu'aucun souvenir ne restitue. Ces documents sont demandés au jeune d'abord : la démarche lui appartient.
La restitution est adressée aux responsables légaux, et le jeune en reçoit son propre exemplaire — il ne découvre pas son bilan par ses parents. Les durées et les honoraires de ce parcours vous sont précisés lors de l'entretien d'orientation.
Le détail des durées et des honoraires figure sur la page Tarifs.
Vous ne recevez pas tout d'un bloc. Les questionnaires vous parviennent par étapes, chacune placée à un moment précis du parcours — et cette progression n'est pas seulement pratique : elle laisse le temps d'élaborer entre deux rendez-vous.
Un questionnaire d'anamnèse vous est adressé avant même que nous nous rencontrions. Il retrace votre parcours et repère ce qui méritera d'être exploré. Vous le remplissez à votre rythme ; je le lis avant l'entretien d'orientation, ce qui nous permet d'entrer d'emblée dans le vif du sujet plutôt que de consacrer la première heure à reconstituer votre histoire.
Quatre questionnaires, remplis avant le premier entretien clinique : les symptômes actuels, les difficultés dans l'enfance, le retentissement dans les grands domaines de votre vie, et l'organisation du quotidien. Chacun des quatre nourrit une des trois sources de la convergence — c'est ce qui leur vaut d'être systématiques.
S'y ajoutent, tenus délibérément à part, un dépistage de l'anxiété et un dépistage des troubles du sommeil. Ceux-là ne comptent dans aucune des trois sources : ils signalent une comorbidité possible ou un diagnostic différentiel, et un score élevé n'est jamais un argument de plus en faveur du TDAH.
Le TDAH se voit parfois mieux de l'extérieur. Un proche que vous désignez est invité à remplir, de son côté, un questionnaire sur votre fonctionnement au quotidien. Ce second regard n'est pas un contrôle : c'est une source distincte, et c'est précisément ce qui lui donne sa valeur. Les souvenirs d'enfance d'un adulte sont par nature imprécis et fragmentaires ; c'est pourquoi je m'appuie aussi, lorsque c'est possible, sur des documents de l'époque — les anciens bulletins scolaires, dont les appréciations deviennent parlantes quand elles se répètent d'année en année.
Un seul document, et ce n'est pas un questionnaire : c'est un document de préparation. Vous y rassemblez à l'avance vos souvenirs et vos exemples concrets pour chacun des dix-huit critères, sur la vie adulte et sur l'enfance. Il n'en sort aucun score ; il en sort la matière de l'entretien. C'est ce travail préalable qui permet d'aller au fond plutôt que de rester en surface.
Des questionnaires ciblés, choisis en fonction des signaux repérés à l'anamnèse, au premier entretien ou à l'entretien de pré-diagnostic — impulsivité, régulation émotionnelle, fonctions exécutives, troubles du sommeil, et les explorations liées aux troubles associés. Le cas échéant s'y ajoutent des modules de comorbidité, plus complets, activés selon le profil clinique qui se dégage.
Ces envois-là ne sont pas compris dans le forfait du bilan : ils sont facturés au temps de cotation réellement passé. Le détail figure sur la page Tarifs, et rien n'est engagé sans que vous en soyez informé.
L'inattention, l'impulsivité et le besoin de bouger ne sont pas des caractéristiques que l'on aurait ou non : elles se répartissent de façon continue dans la population, et chacun peut s'y reconnaître dans une certaine mesure. À quoi s'ajoute un effet bien documenté : une personne qui s'est beaucoup informée sur le TDAH — ce qui est le cas de la plupart de celles qui consultent — répond spontanément par l'affirmative à la majorité des items.
Ce n'est ni une suspicion ni un reproche : c'est une propriété des auto-questionnaires, et c'est la raison pour laquelle ils éclairent la décision sans jamais la prendre. Un score n'est pas une preuve, et l'absence de score n'est pas une réfutation.
Le critère d'antériorité ne demande pas qu'un diagnostic ait été posé avant douze ans — il demande que les difficultés aient été présentes. Ce n'est pas la même chose. Un TDAH découvert à l'âge adulte est, le plus souvent, un TDAH qui existait depuis toujours sans avoir été reconnu, pour des raisons qui tiennent à l'époque, au milieu, au tempérament ou à la compensation. C'est précisément ce que l'entretien de pré-diagnostic et les sources collatérales servent à établir.
Les capacités intellectuelles peuvent avoir compensé les difficultés pendant des années, voire des décennies : c'est ce qu'on appelle le camouflage, et il rend l'antériorité difficile à établir. Un score sous le seuil ne suffit donc pas à écarter un TDAH. Je recherche alors l'antériorité par l'entretien, par les bulletins scolaires quand ils existent, par les témoignages de proches, et par les éléments qualitatifs de compensation — au-delà des seuls questionnaires. Ce point est développé dans la rubrique Haut potentiel et TDA/H.
Les proches ne sont pas seulement des témoins : ils vivent aussi, à leur manière, les effets du trouble. Parents, conjoints et autres proches peuvent éprouver des émotions intenses face aux difficultés qu'ils observent — de la culpabilité, de l'impuissance, de la frustration —, et ces réactions façonnent à leur tour la relation. J'y suis attentive : reconnaître ce vécu aide chacun, et permet un soutien plus juste autour de la personne concernée.
À distance : l'ensemble du parcours est réalisable en visioconférence.
Cinquième volet
Sources — Roulin, M. & Henrard, S. (2025). Évaluer le TDAH chez l'adulte, chapitres 2, 4, 5 et 10. De Boeck Supérieur, coll. « Tests et diagnostics ».
DIVA-5 — entretien de diagnostic pour le TDAH chez l'adulte, Kooij et al. (2021).
Critères diagnostiques : American Psychiatric Association (2022), DSM-5-TR.